Le photographe
Lionel Marchal
Une grille qui tombe, huit pilotes qui partent ensemble, et trente secondes pour tout jouer. C'est là que je suis, l'œil dans le viseur.
Je photographie le sport en Belgique : le BMX surtout, mais aussi le rally, le circuit et le vélo. Des courses où il pleut souvent, où la piste colle aux pneus, et où personne ne repasse pour refaire la prise.
Ce qui m'intéresse, c'est l'instant que le pilote ne voit jamais. Il sait ce qu'il a ressenti dans la bosse — il n'a aucune idée de ce à quoi ça ressemblait. Le vélo décalé sous lui en plein saut, la trajectoire tenue de justesse dans un virage relevé, le regard derrière la visière juste avant le départ. C'est ça que je rapporte.
Je travaille au Nikon D500, en rafale, au ras de la piste. Un week-end de course, c'est près de mille quatre cents déclenchements pour en garder quatre cents. Le tri prend plus longtemps que la course elle-même, et c'est normal : une photo floue ne rend service à personne.
Et je publie vite. Un pilote qui vient de courir ne devrait pas attendre une semaine pour voir sa manche — les galeries sont souvent en ligne le soir même, complètes, avec de quoi retrouver son passage à l'heure près.
Si tu organises une course et que tu veux des images le lendemain plutôt que le mois suivant, écris-moi.
- 1/1600
- de seconde — la vitesse qui fige une roue
- ~1400
- photos par week-end de course
- ~400
- gardées après tri



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